Le Chemin des Poètes

 

« Ce qu’il y a de plus difficile à cacher, c’est un poème », nous rappelle Abdekkébir Khatibi, en citant un extrait d’un poème présent dans Le Divan occidental-oriental, Le fameux Diwan de Goethe, ce poète à qui il arrivait à ses heures de loisir de copier l’écriture en caractères arabes et en réponse à qui Muhammad Iqbal composa, Payam-e-Mashriq (Message de l’Orient) en 1923.

Khatibi nous rappelle aussi que la calligraphie abrite le poète tout autant qu’elle le révèle. Posé au croisement des rues à même les murs, mêlé à l’écriture du quotidien, le poème ou son extrait ne prend que plus de force. Il est amandé, prolongé, réécrit par la vie même. C’est le sens du chemin, composé par onze poètes différents, il traverse la vielle médina et dérive dans son labyrinthe de rues et de destins individuels.

C’est aussi un hommage rendu par le poète Sameh Derouich et l’artiste plasticien Ibrahim Hamami aux nombreux poètes que compte l’Oriental.

Hassan El Amrani, Mohamed Benamara, Abderrahmane Bouali, Abdeslam Bouhjar, Dounia Cheddadi, Tahar Dahani, Sameh Derouich, Bouâlem Dkhissi, Zoubir El Khiat, Mohammed Loukah, Mohamed-Ali Rabbaoui, Farid Riahi, ainsi que Johann Wolfgang von Goethe et Abdekkébir Khatibi.
Sur une proposition d’Azzeddine Abdelouhabi, Christophe Boulanger et Sameh Derouich.

Ibrahim Hamami© photo artiste/association Réseau d’Art A-48