À L’ANGLE DES POSSIBLES

Du 24 octobre au 24 décembre 2015

30 artistes internationaux rassemblés autour des échanges et des influences entre l’Orient et l’Occident, entre le nord et le sud, entre les centres et les périphéries, entre l’ici et l’ailleurs, entre le maintenant et l’avant. Commissariat de l’exposition : Christophe Boulanger et Brahim Bachiri

Artistes exposés : Ahmed Aajour, Hassan Badreddine, Stéphanie Béghain, Yasmina Benari, Mohamed Bourouissa, Najib Cherrati, Albert Clermont, Olivier Derousseau, Sebastian Diaz Morales, Mati Diop, Abderrahmane Doukkane, Abdelkrim Doumar, Fadhil Esseddiq, Frédéric Four-dinier, Olga Gaupmann, Houda Ghorbel, Séverine Hubard, Abdelkebir Khatibi, El Yazid Kherbache, Hee-Won Lee, Manon Leroy, Chris Marker, Randa Maroufi, Sarah Mauriaucourt, Ahmed Mettougui, Lauren Moffatt, Freddy Mutombo, Claude et Clovis Prevost, Netty Radvanyi, Driss Rahhaoui, Claude Rutault, Chaïbia Talal, Lawrence Weiner, Ian Wilson, Abderrahman Zenati.

Tables rondes Deux temps forts jalonneront cette exposition à l’université Mohamed Ier (Oujda) :
• Débats sur le rapport de l’art, de l’écriture et de la cité pendant l’exposition À l’angle des possibles. Les figures d’Adonis, d’Abdelkébir Khatibi et de Lawrence Weiner seront convoquées à cet effet.
• Débat avec l’artiste Albert Clermont sur les spécificités de l’art africain et son rapport à l’art moderne et contemporain.

Journée d’étude Journée organisée en la présence de Savine Faupin, conservatrice en chef du patrimoine en charge de la collection d’art brut au LaM (Villeneuve d’Ascq, France), autour des sites d’habitants paysagistes, comme le Palais idéal du facteur Cheval situé à Auterive dans la Drôme (France), ou la maison d’Ahmed Aajour à Nador (Maroc).


Édition
Un catalogue regroupant images et textes critiques sera édité à l’occasion de cette 6ème édition du festival.

Avec le soutien du Ministère de la culture du Maroc.

À l’angle des possibles, proposer une déambulation dans la ville d’Oujda pour la découvrir d’une autre façon. Dans différents lieux, les œuvres et les interventions des artistes invités dialoguent avec le quotidien de la cité. Des fragments d’autres villes, des instants de vie viennent se déposer dans des interstices urbains, dans des points de fuite comme autant de possibles. Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’édition 2015 Ne pas se séparer du monde qui présentait la figure de l’artiste comme arpenteur du monde. C’est une ville un peu différente que nous trouvons. Le visiteur muni d’un plan et d’un livret part à la rencontre de ces espaces. Il devient lui-même le voyageur, tantôt dans un lien de complicité parce qu’il s’agit d’une personne ou d’un lieu qu’il connaît, tantôt c’est en étranger qui découvre un artiste, un lieu, inconnus de lui. Une histoire se construit peu à peu, strate après strate, étape après étape : une télévision diffuse un film dans un café (Netty Ridwanyi) ; une phrase apparaît au détour d’une rue ; une projection sur une vitrine nous transporte à Taipei (Hee-won Lee) ; le hall du théâtre abrite une exposition de photographies de dispositifs témoignant de conflits sociaux (Albert Clermont) ; un espace s’ouvre sur les rues de l’ancien Nador (Ahmed Mettougui). Dans chaque lieu, une question est posée pour ouvrir ou souligner un thème, un personnage, une histoire, une géographie.

Comment fabriquer un film avec deux téléphones (Mohamed Bourouissa) ? Comment bouleverser un lieu familier au Caire (Yasmina Benari) ? Comment évoluer dans un monde submergé (Manon Leroy) ? Comment entrer en contact avec les esprits (Kapwani Kiwanga) ? Où se situer par rapport à la frontière (Lawrence Weiner) ? Comment faire percevoir différemment une place publique (Séverine Hubard) ? Nous pouvons nous trouver plongés dans le drame d’une traversée
funeste avec Mati Diop, ou suivre les traces d’un homme qui marche dans Buenos Aires (Sebastian Diaz Morales). C’est finalement le monde connu qui se transforme dans sa substance avec Randa Maroufi avant d’être plongé dans le monde merveilleux du Palais Idéal du facteur Cheval, ou celui de Mohamed Aajour.

Cette édition, conçue comme une exposition laboratoire, souhaite conjuguer l’art contemporain
avec l’art brut ou l’art populaire, mais aussi avec la poésie et la littérature. Une dé-hiérarchisation des genres est proposée, son but est de contribuer à faciliter une approche ouverte de l’art afin que le spectateur ressente la ville, dans son quotidien, comme lieu d’accueil de différents espaces.

Les lieux ⁞ Le projet se développe dans neuf lieux principaux : une galerie d’art, un théâtre, une bibliothèque, une banque, une villa, une place, un café, une vitrine dans la medina, une fondation.

Christophe Boulanger, commissaire de l’exposition.

Christophe Boulanger, commissaire de l’exposition
Artiste, enseignant en école d’art, commissaire d’exposition et scénographe. Vit à Lille (France).

Christophe Boulanger construit, par ses différentes pratiques, une approche transversale de l’art. Il a contribué à mettre en place le projet novateur de musée LaM (Villeneuve d’Ascq) croisant un champ de l’art jusqu’à présent peu étudié, l’art brut, dans une dimension transversale et interdisci-plinaire avec l’art moderne et l’art contemporain.

Il a été commissaire, seul ou en partenariat, de nombreuses expositions notamment : Habiter poé-tiquement le monde (LaM, Villeneuve d’Ascq, 2010) ; Adolf Wölfli Univers (LaM, Villeneuve d’Ascq, 2011) ; L’invention du lieu. Résistances et création en Gévaudan (Saint-Alban-sur-Limagnole, 2014) ; L’instant de voir (Champs libres, Rennes / Fresnoy studio national des arts contemporains, 2014).

Brahim Bachiri, co-commissaire
Artiste plasticien. Vit à Tourcoing (France).

À l’age de 19 ans, Brahim Bachiri quitte le Maroc pour la France. Il passe six ans à l’École des beaux-arts de Tourcoing où il obtient un diplôme des beaux-arts. Outre le diplôme national supé-rieur d’expression plastique, Brahim est également titulaire d’un diplôme d’études approfondies en Esthétique.

Considéré par Abdelmajid Sedati, le directeur artistique du Festival international d’art vidéo de Casablanca et du Festival des arts visuels, comme le premier artiste d’art vidéo au Maroc, Brahim Bachiri participe régulièrement à de nombreux festivals vidéo, et expose en France, au Maroc et ailleurs, mène une réflexion sur l’identité, à travers les contextes culturels, socio-politiques et économiques.

Son appartenance culturelle, européenne et islamique, française et arabe apparaît clairement dans son œuvre qui agit sur le spectateur selon une poétique et une esthétique de la dénonciation. Il est ancré dans un territoire culturel pluriel avec des ramifications allant de Ibn Battûta et Ibn Khaldoun jusqu’aux interrogations d’un Robert Filliou et d’un Marcel Broodthaers.

• L’Académie Régionale d’Education de l’Oriental: école, collège et lycées publics
• L’Institut français de l’Oriental: école, collège et lycée privés
• Université Mohammed Ier à Oujda

Hormis les visites commentées et les ateliers proposés aux enfants et aux adultes, la 6ème édition a mis en place un partenariat approfondi avec deux établissements scolaires, un privé et l’autre public, ainsi qu’une banque.

Action 1 :
Résidence d’artistes au sein l’établissement Al Irfane à Jerada autour d’un travail collaboratif entre l’artiste Driss Rahhaoui, natif de la ville, et Frederic Fourdinier, originaire du Nord de la France.

Projet : Travailler sur le site de Jerada, ville minière (charbon) sous forme de collaboration entre Driss Rahhaoui, Frederic Fourdinier et une classe de l’établissement scolaire Al Irfane à Jerada.

Le fruit de ce travail sera montré à la fois à Jerada et à Oujda dans le cadre de la 6ème édition d’Orient’Art Express.

Action 2 :
L’artiste Abderrahman Zenati interviendra dans une classe du collège Al Bakri à Oujda. Projet : Sensibiliser une classe entière, donc principalement sur temps scolaire, pour une durée de 20 heures d’intervention artistique au mois de septembre et octobre 2015. Ce projet se veut une initiation des élèves à la démarche d’un artitse connu et expérimenté.

Action 3 :

Si le travail envers le scolaire nous semble fondamental, par une démarche d’initiation à la création contemporaine, le lien avec l’entreprise nous paraît une donne incontournable. En effet,  Orient’Art Express s’approche d’année en année du monde professionnel dans l’objectif de créer des liens entre le monde de l’art et le monde de l’enterprise. Un des principaux soutiens de l’événement est l’Attijariwafa Bank, banque privée marocaine.

Projet : Exposition de l’artiste Chaïbia Talal, grande artiste marocaine, dans le siège de la banque à Oujda.

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